Au seuil d'une nouvelle année.

Dernièrement, la rumeur a couru comme quoi le 21 décembre 2012 devait être la fin du monde, selon les calculs d’un calendrier maya. Nos contemporains, en bons philosophes, n’ont pas cédé à la panique.

Si l’annonce a fait quelques anxieux, on retiendra surtout qu’elle a fait de nombreux heureux qui en ont profité pour arrondir leur fin de mois.

D’autres s’en amusaient à cœur joie comme ces Liégeois qui ont organisé « des rendez-vous-fin-du-monde » ou « des soirées jusqu’au-bout-de-la-vie ».

 

En tant que chrétien, je me réjouis de constater que, dans l’ensemble, l’événement n’a pas eu l’importance qu’il prétendait avoir, si ce n’est d’éveiller une curiosité somme toute normale. Car, si pour un chrétien la fin du monde est plus qu’une simple probabilité (« Le ciel et la terre passeront »), la question de la date est déjà tranchée : « Mais ce jour et cette heure, nul ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne sinon le Père, et lui seul »  (Mt 24, 35-36).


Comme toujours, Jésus prend le contre-pied de nos attentes. Il déplace nos priorités. Au lieu de répondre à la question « à quand la fin du monde ?», il nous renvoie à celle du « comment ». Comment êtes-vous prêts à vivre cette échéance qui peut tomber d’un moment à l’autre ? « Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l’heure », recommande l’évangile. Que signifie veiller sinon aller droit à l’essentiel sans perdre son temps dans des futilités ? La vie est belle. Précieuse, faut-il ajouter. On attribue à Gandhi cette maxime : « Vivez comme si vous deviez mourir demain. Apprenez comme si vous deviez vivre éternellement ».


Voici qu’une nouvelle année nous est offerte. Vivons-la intensément. Qu’elle nous apporte paix et bonheur !

 

Bonne année 2013 !

 

D. Nahimana, Doyen de Barvaux.

 

 

Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen
Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen

Chris BUTAYE, Curé de Durbuy.