Les mages, ces chercheurs !

  

Les mages, ces chercheurs !

 

Il y avait le roi. Il s’appelait Hérode, et même Hérode le Grand. Il vivait au palais et tenait au pouvoir. Craignant la concurrence, il était décidé à faire tout ce qu’il faudrait pour conserver sa place. Il y avait aussi les chefs des prêtres, les scribes. Ils étaient de bons Juifs et ils connaissaient bien l’Ecriture et la Loi. Une valeur sûre, en somme. Quand une question se posait, on les interrogeait et ils n’hésitaient pas. Ils ouvraient leurs grands livres et donnaient la réponse. Et tous, comme le roi, étaient dans la ville sainte. C’est de là que devait sortir la vérité. Et malgré tout cela, ils firent œuvre de mort.

Il y avait les mages. Ils étaient étrangers. Ils étaient même païens et ne connaissaient pas l’Ecriture, ni la Loi. Ils en étaient encore à étudier les astres. Et eux, ils n’avaient pas de réponses toutes faites, pas de preuves, mais un signe, et beaucoup de questions. C’est pour cela qu’ils cherchaient, qu’ils s’étaient mis en marche, dans l’insécurité et à la belle étoile. Pas de quoi se vanter devant les sommités de la Ville éternelle. Et malgré cela, ils découvrirent la vie.

Il y a aujourd’hui tant d’hommes et tant de femmes qui se posent des questions sur le sens de la vie. Ils n’ont vraiment que faire de réponses toutes faites, de doctrines et de lois imposées d’en haut. Mais ils se mettent en route. Et ils tombent à genoux devant un enfant pauvre, une mère en détresse, un étranger exclu. De grâce, n’éteignons pas l’étoile qui les conduit.

Louis Dubois, Echos d’Evangile, année C, p. 19

 

 

Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen
Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen

Chris BUTAYE, Curé de Durbuy.