Le Saint Esprit.

Le Saint Esprit.

Dans nos églises, jusqu’à la fin du 19ème siècle, on parlait très peu du Saint Esprit. Il a fallu le courage d’une brave religieuse, Sœur Hélène Guerra, fondatrice des Sœurs Oblates du Saint-Esprit, pour pousser le pape Léon XIII à rédiger l’encyclique  « Divinum illud munus » exhortant toute l’Eglise à invoquer le Saint Esprit (1897). Benoît XV (Spiritus Paraclitus, 1920), Pie XII (Divino afflante Spiritu, 1943) et surtout Jean XXIII, celui-là même qui béatifia la religieuse Hélèna Guerra, développèrent un enseignement sur l’Esprit Saint qui se généralisa avec le concile Vatican II (1965).

L’Eglise redécouvrait les textes de saint Jean et de saint Paul sur l’Esprit. « Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 26). « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur, mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils (Rm 8, 14-15).  Les théologiens  se remirent à l’école des Pères de l’Eglise comme saint Athanase, saint Basile, et saint Grégoire de Nazianze, ces pionniers qui firent triompher la formule de Nicée-Constantinople : « Je crois en l’Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie. Il procède du Père et du Fils. Il a parlé par les prophètes ». La suite est connue : les pentecôtistes américains relayés par le « renouveau charismatique » qui a compté parmi ses membres de grands noms comme le cardinal Léon-Joseph Suenens et le prédicateur de la Maison Pontificale Raniero Cantalamessa.

Sans le témoignage intérieur de l’Esprit, la Bible resterait lettre morte et l’Eglise ne serait qu’une ONG internationale sans doute respectable mais incapable de nous engendrer à la vie divine et de nous conduire à Dieu. Joyeuse fête de la Pentecôte !

 

Abbé Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen de Barvaux.

Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen
Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen

Chris BUTAYE, Curé de Durbuy.