La Miséricorde.

C’est la miséricorde que je veux !

 

La veuve et le juge inique: "Rends-moi justice" ! (Lc 18,3)

 

 

Nous sommes entrés de plain-pied dans l’année de la Miséricorde. C’est bien mieux que l’année du Singe (de l’horoscope chinois) !

Toutefois, nos contemporains semblent distants dès lors qu’on leur parle de Miséricorde. Comme si le mot évoquait plus la corde et la corvée…que le pardon et la tendresse.

 

« C’est la miséricorde que je veux, non le sacrifice » (Mt 9, 13). Ces paroles sont un rappel solennel que Jésus fait aux Pharisiens qui, inconscients de leurs propres manquements, avaient la fâcheuse habitude de rejeter avec mépris ceux qu’ils considéraient comme des pécheurs et se complaisaient dans les sacrifices du temple. Pourtant Isaïe avait prophétisé : « Cessez d’apporter de vaines offrandes… Quand vous étendez les mains, je me voile les yeux, vous avez beau multiplier les prières, je n'écoute pas : vos mains sont pleines de sang.  Lavez-vous, purifiez-vous. Ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.  Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, mettez au pas l'exacteur, faites droit à l'orphelin, prenez la défense de la veuve » (Is 1, 13.15-17).


C’est là précisément l’intention du pape François quand il propose au monde l’année sainte de la Miséricorde : « J’ai un grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde… Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Evangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine » (Le Visage de la Miséricorde n°15).

 

  

Abbé Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen de Barvaux.

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Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen
Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen

Chris BUTAYE, Curé de Durbuy.