La Méditerranée fut leur tombeau.

Nous prenons notre plume en mémoire des naufragés de la Méditerranée qui rêvaient d’un monde meilleur. Leurs espoirs se sont brisés contre les barrières invisibles érigées par l’opulence occidentale. Depuis quand l’être humain est-il assigné à résidence dans un enfer de feu et de sang comme la Syrie, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Nigéria, l’Afrique Centrale et j’en passe… Si ces hommes fuient leur terre natale, ce n’est pas par snobisme. Pour vivre dignement, ils n’ont d’autre choix que l’exil, risquant le tout pour le tout. Seule la mort peut leur barrer la route.

 

Nous aurions aimé nous étendre sur ce drame imputable à notre conception des rapports entre les peuples, mais d’autres urgences frappent à nos portes et nous bousculent sans cesse. Regardez le Népal et ses 5.000 morts (estimation du 28 avril), ses blessés et ses sans-abris, ses décombres et ses larmes.

 

Trop souvent, l’actualité nous renvoie à nos propres misères. Nous sommes devenus une société lente à répondre aux exigences de notre humanité. Comment pouvons-nous supporter que des hommes, nos frères, privés de passeport et du droit d’asile, se noient en Méditerranée alors qu’ils espéraient trouver secours chez nous ? La crise économique qui sévit encore aujourd’hui procède de notre refus à ramener au cœur du débat ces notions essentielles de sacrifice et de partage.

 

A quoi sert d’entasser des milliards d’euros sur un compte en banque quand des millions de gens meurent de faim ou subissent l’implacable loi du chômage ? Un peu d’imagination et de courage, ô leaders du monde « développé » ! Vos choix responsables et solidaires peuvent et doivent changer la face de la Terre.

 

Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen.

 

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Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen
Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen

Chris BUTAYE, Curé de Durbuy.