Jeteurs de passerelles.

Le 16 mars dernier, la commune de Durbuy a posé une passerelle entre le quartier de la Gère et la plaine du Julienas. Une belle œuvre de plus sur l’Ourthe. Elle facilite le va-e-vient d’une rive à l’autre, et symboliquement, l’échange, le dialogue, l’entente.


Dans la vie, nous avons besoin de jeteurs de passerelles. « Les hommes élèvent trop de murs et ne construisent pas assez de ponts », disait Newton. 


Après la chute du mur de Berlin qui marquait la fin de la guerre froide, nous avons encore érigé trop de murs dans notre monde, reconsolidés sans cesse par le racisme, l’indifférence et la haine.


Une passerelle, ça coûte cher. En terme de millions d’euros. Et souvent, en terme de sang, le sang des martyrs. Le sacrifice du Christ dont nous faisons mémoire en ces fêtes pascales est de cet ordre. Le Christ voulait ainsi rétablir les liens cassés de notre humanité. « C'est lui, en effet, qui est notre paix : de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, il a détruit le mur de séparation: la haine ». (Ephésiens 2, 14). Avec lui, soyons des jeteurs de passerelles !

 

Joyeuses Pâques à tous !

 

 

Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen.

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Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen
Daniel NAHIMANA, Curé-Doyen

Chris BUTAYE, Curé de Durbuy.